Avantages Graphiste Freelance

Il est capital pour toute entreprise de travailler son image de marque et de se positionner clairement sur son marché. Selon le message qu’elle souhaite transmettre, les valeurs qu’elle aspire à défendre, la façon dont elle veut être perçue… Elle devra nécessairement travailler sa communication globale et son identité visuelle pour être comprise par sa cible. Le boulot d’un graphiste, c’est justement de traduire les réponses à ces questions en alliant les mots à l’image. Se pose toutefois la question de « qui » va s’y coller. Le patron lui-même, un designer graphique salarié de l’entreprise, une agence de comm ou encore un DA indépendant ? Concrètement, chacune de ces possibilités peut représenter une réelle option. Mais comme je prêche pour ma paroisse, je vais surtout décortiquer les avantages d’un indé. Alors pourquoi faire appel à un graphiste freelance et quels sont ses avantages ?

Graphiste, un métier qualifié (si, si)

Concevoir une plaquette ou une affiche, ça doit pas être bien sorcier. Un petit coup de Photoshop et c’est réglé ! Bah oui, ça ne doit pas être bien compliqué non plus d’être boulanger. Un peu de farine, un peu d’eau et hop une baguette. Pas magique, la baguette. Parce que bizarrement quand tu t’y essaies, elle ressemble à s’y méprendre à un parpaing… On en revient souvent aux stéréotypes qui entourent le métier de graphiste, mais n’est pas directeur artistique qui veut.

Maîtriser les outils, comprendre le jargon professionnel, connaître la chaîne de fabrication et les standards d’impression… Ça s’apprend ! Il faut évidemment avoir un sens aiguisé du design pour équilibrer couleurs et typos, textes et visuels. Il faut pouvoir justifier ses partis pris créatifs et savoir convaincre de la valeur de ses idées. Qu’il soit autodidacte ou pas, un graphiste a pris le temps de se former. Il a appris et continue d’apprendre pour être au cœur des tendances. Alors, à moins d’avoir soi-même une réelle expérience du métier, vouloir faire sa comm seul est une très mauvaise idée. Cela suppose également d’avoir les ressources matérielles ainsi que le temps. Et le temps, c’est…

Faire appel à un graphiste freelance, joie intense du zéro intermédiaire

Pas deux, pas cinq, pas dix, mais un seul interlocuteur. Du coup, pas l’impression d’être dans la maison qui rend fou pour transmettre une info ou en obtenir une. Forcément, travailler en lien direct avec un indépendant facilite grandement les échanges. Vous savez à qui vous adresser et comment contacter votre prestataire sans y passer trois plombes. Et sans musique chelou pour patienter au téléphone. De façon corollaire, moins on compte de contacts, plus on limite le risque de perdre des informations dans les tuyaux. Cela permet en somme d’instaurer une relation privilégiée, dans laquelle client et prestataire travaillent main dans la main. C’est-y pas beau ?

Le DA freelance, (presque) aussi souple qu’un contorsionniste

Une agence de pub peut-être composée d’une dizaine de collaborateurs à une centaine pour les plus grandes. Forcément, gérer de telles équipes requiert d’avoir une machine bien huilée, c’est indispensable. De par leur fonctionnement propre, elles peuvent donc parfois avoir une organisation aussi souple qu’un verre de lampe. Pas toujours évident en effet d’être réactif quand une modification de planning a des répercussions en cascade sur différents maillons. Inversement parce qu’il travaille seul, le graphiste freelance ne bouleverse que son seul emploi du temps. Il pourra donc plus facilement faire preuve de flexibilité dans ses délais pour corriger un document ou répondre à un client. Ceci étant, ce n’est pas parce qu’il peut potentiellement réorganiser son agenda que le free est corvéable à merci. Car tout indépendant qu’il soit, il a aussi une vie.

Le designer indépendant, en solo mais pas isolé

Par définition, un directeur artistique freelance travaille la plupart du temps seul. Ça ne veut évidemment pas dire qu’il est paumé sur une île déserte avec un ballon pour seul confident ! Non. Ça veut dire qu’il bosse en solo, mais tout en tissant son réseau, jamais bien loin de ses congénères. Explications. Un graphiste free doit faire preuve de beaucoup de polyvalence au quotidien. Il sait gérer un projet, de la phase de prospection à la production, en passant par le suivi de fabrication. Il est également capable de faire le grand écart pour répondre à des problématiques de clients d’horizons parfois très éloignés. Il est en ce sens parfaitement autonome et on pourrait croire que, de fait, il se suffit à lui-même. C’est bien souvent le cas. Mais, comme le dit si bien un proverbe africain, « seul on va plus vite, ensemble on va plus loin« .

Au fil de son parcours, chaque freelance se forge un profil d’intervention bien spécifique. En se rapprochant de confrères ou consœurs aux profils complémentaires, cela permettra alors à chacun d’élargir le champ des possibles. Photographe, imprimeur, webdesigner… À chacun de « s’associer » avec les freelances adéquats pour que tous puissent se diversifier. À La Baignoire par exemple, je suis davantage spécialisée dans les projets print et la rédaction. Certes j’interviens aussi sur des prestas web, notamment pour la création de site vitrine. Il me sera toutefois impossible de répondre seule à un projet de site e-commerce. Je collabore donc régulièrement avec Jérôme, un confrère développeur web indépendant.

Avec le free, y’a pas que la taille qui compte

Si vous êtes le porteur d’un petit projet, vous risquez de ne pas forcément attirer les foules dans les agences. Pas parce que votre mission est nulle ou complètement inintéressante, mais simplement parce qu’elle n’est pas suffisamment rémunératrice. Mais, pourquoi ? Comme on l’a abordé avant, une agence de communication emploie un certain nombre de personnes, qu’il faut payer. Une petite mission, aussi qualitative soit-elle, ne générera pas suffisamment de CA proportionnellement aux ressources internes qu’elle devra déployer. En d’autres termes, soit ce genre de projet n’est pas rentable pour l’agence de pub ; soit il l’est, mais devient alors généralement hors budget pour le commanditaire. Inversement, parce son tarif journalier est bien souvent plus faible, un DA indépendant pourra plus facilement répondre aux petits projets.  

Euh, c’est pas un peu abusé ça ? Clairement, non. D’une part, parce que le client a le choix d’accepter ou non le devis proposé. Et d’autre part, parce que c’est le principe même d’une entreprise que d’être rentable ! Le designer indépendant s’inscrit exactement dans la même logique économique. Il a un tarif journalier en-deçà duquel ce n’est tout bonnement pas rentable de travailler. Généralement, l’agence contactée invitera le client à faire appel à un graphiste freelance si elle renonce au projet.

Faire appel à un graphiste freelance, plus avantageux financièrement ?

Graphiste freelance vs agence de comm

Il est d’usage de dire que sous-traiter auprès d’un DA indépendant coûte forcément moins cher qu’auprès d’une agence de publicité. Mais est-ce bien vrai ? Comme je l’ai dit précédemment, agences et indépendants facturent tous deux sur la base d’un tarif journalier minimum. Ce tarif est calculé en fonction des charges inhérentes à chacun (loyer, masse salariale, frais de fonctionnement…), mais pas seulement. Expérience, polyvalence, valeur ajoutée, notoriété, localisation ou encore rémunération minimale attendue sont autant de critères qui influeront sur ce prix.

Bon, et concrètement, c’est moins cher ou pas ? Généralement oui, collaborer avec un graphiste free coûte effectivement moins cher qu’une agence de communication. Même s’il doit s’autofinancer sur tout (salaire, vacances, mutuelle, maladie, impôts…), ses charges restent souvent moindres. Toutefois, il ne faut pas réduire le fondement de notre tarif jour à nos charges seules. Les autres points évoqués ci-dessus sont tout aussi importants et, dans certains cas, justifieront un coût journalier équivalent ou supérieur. À notre charge, en tant que freelances, de valoriser chacune de nos compétences et nous « vendre » à notre juste valeur.

Graphiste indépendant vs salarié

Externaliser sa communication permet à une entreprise de déployer des ressources uniquement quand ça lui est strictement nécessaire. Sans aucuns frais fixes, c’est un système souple qui présente l’avantage de limiter les charges à un instant bien précis. C’est idéal lorsqu’un client doit sous-traiter des missions de façon ponctuelle. À l’inverse, quand le flux de travail devient dense et très régulier, il peut être intéressant d’internaliser les ressources. La sous-traitance auprès d’un free présente des avantages certains, mais n’est en aucun cas la réponse à tout. L’outil de calcul de Pôle Emploi s’avère d’ailleurs très utile pour estimer le coût d’un salarié. Et par ricochet pour savoir s’il devient plus rentable de recruter et salarier un graphiste en interne… Ou pas !

Et l’humain dans tout ça ?

Que ce soit pour la création d’identité visuelle, affiche, dépliant, stop-trottoir, packaging… Faire appel à un graphiste freelance offre de nombreux avantages pour une entreprise. Outre un regard averti et un style graphique propre, il développera pour ses clients une communication pertinente et cohérente. Un designer indépendant est une ressource externe idéale pour toute entreprise recherchant flexibilité, réactivité, créativité avec un rapport qualité-prix optimal. Ce n’est évidemment pas la solution toute cuite qui conviendra à toutes les situations. D’ailleurs, au-delà de considérations techniques, il incombera à chaque client de choisir le prestataire le plus adapté pour lui. En fonction de ses objectifs et ses moyens certes, mais aussi selon sa sensibilité et ses valeurs. C’est quand même autrement plus sympa de travailler avec un DA avec qui on partage une vision communes des choses !

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